Disqualifier un mandat : pourquoi c'est aussi rentable que d'en signer un nouveau

Qualification

Disqualifier un mandat : pourquoi c'est aussi rentable que d'en signer un nouveau

Par Équipe Lamap CRM · · 4 min

Le problème

Vous passez des heures sur des mandats qui ne rapportent rien : visites sans fin, appels interminables, et au final une vente qui n'aboutit pas ou une commission qui ne couvre même pas vos frais.

La solution rapide

Disqualifier un mandat tôt, c'est libérer du temps pour des dossiers rentables. La clé : appliquer des critères stricts avant d'accepter le mandat. Voici les 4 critères à vérifier :

Pas-à-pas

  1. Définir vos critères de rentabilité minimale (commission estimée vs. temps nécessaire)
  2. Poser des questions de qualification dès le premier contact (prix souhaité, délai, motivation)
  3. Vérifier le prix via une analyse de marché comparative (ne pas se fier à l'estimation du vendeur)
  4. Demander les documents clés : titre de propriété, situation hypothécaire, diagnostics
  5. Fixer un rendez-vous sur place pour évaluer l'état réel du bien
  6. Utiliser un système de scoring (ex: BANT adapté à l'immobilier) pour noter chaque critère
  7. Dire non poliment si le score est trop bas, avec une explication claire

Exemple concret

Sophie Marin, courtière à Lausanne, reçoit un mandat pour un appartement à Pully. Prix demandé : CHF 1'200'000.-. Elle vérifie les ventes récentes : des biens similaires se sont vendus entre CHF 950'000.- et CHF 1'000'000.-. Le vendeur refuse de baisser. Sophie applique ses critères : prix irréaliste, vendeur inflexible. Elle refuse le mandat et explique pourquoi. Résultat : elle économise 3 mois de travail stérile et signe un autre mandat plus réaliste le mois suivant.

Erreurs à éviter

Modèle

Pour aller plus loin

FAQ

Combien de temps dois-je consacrer à qualifier un mandat ?

En moyenne, 1 à 2 heures suffisent : analyse de marché, visite et vérification des documents. Au-delà, si le doute persiste, mieux vaut passer à autre chose.

Que faire si le vendeur insiste après mon refus ?

Restez ferme mais courtois. Proposez-lui de revenir vers vous s'il change d'avis sur le prix. Ne cédez pas : un mandat non rentable vous fera perdre du temps et de l'argent.

Quels sont les signes d'un mandat à disqualifier ?

Prix irréaliste, vendeur pressé sans raison valable, bien en mauvais état, conflits familiaux, ou absence de documents légaux.

Disqualifier un mandat nuit-il à ma réputation ?

Au contraire. Les vendeurs apprécient l'honnêteté. Vous gagnez en crédibilité et évitez de vous épuiser sur des dossiers sans issue.

Quel est le taux de refus idéal ?

Si vous acceptez plus de 80% des mandats, vous êtes probablement trop indulgent. Visez un taux d'acceptation de 50-60% pour maximiser votre rentabilité.

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